Seuls... ensemble.
Au fond, la vie n'est qu'une succession de rencontres brèves qui l'animent. A force de croiser toutes ces personnes qu'on a peine à retenir (sauf dans nos coeurs), on a tendance à croire qu'on reste toujours seuls au monde... sauf qu'il y a toujours quelqu'un dans un coin pour nous contredire.
Parfois, cette personne ne peut être que soi-même. On en arrive à se détester d'être sa seule compagnie, sa seule source de reconnaissance, sa seule source d'amour. Et à force, on finit par oublier qu'il existe autre chose.
Se laisser dépasser par l'amertume, la douleur, la colère; pour en oublier d'ouvrir les yeux sur les autres, qui vivent ça aussi, en fait. Oublier de tendre sa main. Oublier à quel point un sourire peut nous réchauffer. Et on attend encore, jusqu'au point où il n'y a plus rien d'autre à faire... qu'attendre encore. Que quelque chose nous brise.
Et parfois, cette personne... est quelqu'un qui va changer votre vie. Elle vous réapprend les limites de la vie. De vous-même, de l'amour, de l'espoir. Et toute cette énergie, dans sa beauté, vous fend le coeur en deux.
Et c'est là, à cet endroit précis qu'on se rend compte à quel point la peine et le bonheur sont proches et complices. Ce n'était qu'une langoureuse danse depuis le début, en attendant que le rythme bascule.
Alors peut-être qu'au fond, on ne peut être réellement seul, ou qu'il nous a toujours été impossible de retenir toutes les personnes qu'on a voulu encore aimer.
Peut-être que la vie ne se danse aussi qu'à deux... En tout cas, moi, là tout de suite, ça me va.